CHARLES MALINAS SE PREND-IL POUR L'ALPHA ET L'OMEGA DE LA DIPLOMATIE EN CENTRAFRIQUE ?

Publié le par TAKA PARLER

CHARLES MALINAS
CHARLES MALINAS

Il est en effet étonnant de voir à quel point ce Monsieur, prenant prétexte de

l’intervention militaire française en Centrafrique, et convaincu de disposer d’un

pouvoir créateur suprême, s’arroge le droit d’intervenir à tout moment dans la

vie politique de notre pays.

Ce qui est grave c’est que Monsieur l’Ambassadeur de France semble

manifester une foi inébranlable en lui-même et en ses pouvoirs qu’il croit

incommensurables.

Il paraît convaincu de la sacralité de sa propre parole et des vertus salvatrices de

son action dans le règlement de la crise centrafricaine.

Ce monsieur s’est de fait autoproclamé Régent d’un pays qu’il tente de

vassaliser au profit d’intérêts dont les centrafricaines et les centrafricains ne sont

plus dupes désormais.

Enfermé dans sa tour d’ivoire, et obsédé par l’édification d’un royaume

imaginaire, il se croyait « borgne au pays des aveugles ». Il découvrira à son

corps défendant, très tardivement, que les Centrafricaines et les Centrafricains

avaient leurs deux yeux, parfaitement fonctionnels et bien ouverts, et qu’ils ne se

sont pas laissés berner par ses gesticulations et ses paroles creuses et insensées.

Ne craignant jamais le ridicule, Monsieur Charles MALINAS poursuit

imperturbablement son chemin qu’il pense de gloire, dispensant ses leçons

mensongères et d’une cruelle vacuité, manquant de peu de se faire lyncher en se

hasardant dans un quartier de Bangui lors du lancement des opérations

d’inscription sur les listes électorales.

Ce jour-là, Monsieur l’Ambassadeur s’étant attribué autocratiquement le

premier rôle, avait décidé, du haut de ce qu’il croit être son trône, qu’il lui

revenait de lancer lesdites opérations.

Faisant mine d’ignorer la haine qu’il suscite au pays de BOGANDA, il ne faiblit

jamais dans ses menées subversives.

Ayant échoué dans sa tentative d’imposer à la République Centrafricaine un roi

préfabriqué dans son arrière-cour, voilà qu’il légitime hypocritement, mais très

stratégiquement croit-il, l’intervention du Parti Socialiste français dans les

conflits électoraux d’un pays théoriquement souverain.

Selon Monsieur MALINAS, il serait normal que le Parti Socialiste français

apporte son soutien à la partie centrafricain prétendument socialiste.

En réalité, Monsieur l’ambassadeur laisse ainsi entrevoir son insatisfaction des

résultats du premier tour des élections présidentielles.

Alors si le parti socialiste pouvait l’aider à faire aboutir la contestation des

résultats électoraux, ce serait peut-être moins voyant.

Cette manœuvre, qu’il croit subtile, cache mal un secret espoir de voir les

résultats électoraux remis en cause. Elle traduit de manière patente, la panique

de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur qui peut toujours multiplier les

démentis concernant le tangage de son poste en Centrafrique sans convaincre.

Ayant échoué dans sa mission principale de faiseur de roi centrafricain, il ne

serait pas étonnant qu’il soit en délicatesse avec sa hiérarchie qui a été abreuvée

de fausses informations sur la popularité de tel ou tel homme politique

centrafricain censé manger dans ses mains.

Monsieur MALINAS aura tout tenté pour imposer un de ses poulains (réunions

avec les autorités de la transition à des heures tardives de la nuit, remise de

chemise rose contenant des noms des rois pressentis etc.).

Il aura tout imaginé (urnes bourrées à remettre aux préfets, propagande dans

l’arrière-pays centrafricain destinée à faire accepter les vassaux pressentis etc.).

Mais dans ses calculs antidémocratiques sordides et pour le moins délibérément

avilissants et humiliants, il s’est bien gardé d’intégrer des données essentielles :

la fierté, la dignité, la sagesse et le sursaut d’un peuple centrafricain bien

décidé à ne pas se laisser dicter une conduite.

Monsieur l’Ambassadeur a reçu de la part d’un peuple centrafricain finalement

mature vigilant et perspicace, un coup droit bien placé suivi d’un soufflet

magistral qui l’ont immanquablement étourdi et laissé groggy.

Après un réveil difficile, Monsieur L’ALPHA ET L’OMEGA a perdu son

Il tente désespérément de reprendre la main en faisant mine de rester « droit

dans ses bottes » mais lui seule continue d’y croire.

Il ne s’aperçoit même pas qu’autour de lui tout le monde rit sous cape

« Fendez vous la poire », Bonnes Gens, le Roi Imaginaire est nu. Que lui reste-t-
il ? Rien que ces élucubrations !

En tout cas, le peuple centrafricain a, malgré tout, intérêt à se défier des pitreries

de ce monsieur qui se croit sérieusement très important, tout au moins

uniquement dans sa tête.

Chers compatriotes il faut redoubler de vigilance, car certains esprits malins,

face à leur échec, peuvent se laisser aller à la tentation du chaos.

Il y a des signes qui ne trompent pas.

I - Certains candidats disqualifiés pour le second tour multiplient les attaques

contre l’organisation d’élections qui ne se seraient pas déroulées dans la

transparence, alors que pendant des mois, eux-mêmes et leurs partisans ont

proclamé sur tous les toits que les conditions du débat électoral étaient remplies

et que leur propre victoire ne faisait aucun doute.

Il est surprenant que ces candidats mauvais perdants fassent aujourd’hui, à des

élections qu’ils ont réclamées sans retenue, un très grand nombre de griefs :

1. Les intimidations et les menaces à main armée enregistrées dans des

zones sous contrôle des groupes armés et nommément citées dans notre

enquête : Les candidats Dologuélé et Touadéra, soutenus par le KNK

qui contrôle les Anti-Balakas, ont été imposés à beaucoup de citoyens

intimidés, menacés, violentés, et frappés. Les Anti-Balakas ont empêché

de battre campagne pour tel ou tel candidat, et ont interdit d’aller voter,

ont été contraints de voter pour tel ou tel candidat, ou de ne pas voter

pour tel ou tel candidat ; d’autres citoyens ont été tellement menacés et

intimidés qu’ils ont dû abandonner leurs villages ou quartiers, et par

conséquent ont été empêchés de voter tranquillement dans les bureaux

de vote où ils étaient inscrits, et n’ont pas pu non plus voter dans

d’autres bureaux de vote faute d’inscription préalable ou faute de

disposer de certificat de radiation. Dans plusieurs circonscriptions

électorales, Martin Ziguélé, candidat MLPC à la présidentielle,

plusieurs candidats MLPC aux législatives, et les représentants MLPC

dans les bureaux de vote ont été particulièrement visés par divers actes

très nuisibles commis par des éléments et chefs Antibalaka. (Voir notre

2. Le vote à base de fausses cartes d’électeur. Un très grand nombre de

cartes d’électeurs a circulé avant et pendant le double scrutin du 30

décembre 2015. Les chefs de village, et chefs de quartier ont joué un

grand rôle dans la distribution des fausses cartes d’électeurs. Par

exemple, on a observé que dans le quatrième arrondissement et le

huitième arrondissement de Bangui, et dans les circonscriptions de

Bimbo , beaucoup de cartes ont circulé. Les services de sécurité (police

et gendarmerie) ont communiqué sur l'arrestation de détenteurs de ces

fausses cartes mais sans remonter aux commanditaires de ce trafic qui

est également à la bse de votes multiples.

3. l’absence totale de transparence dans les opérations de dépouillement

puis de remise de résultats à nos représentants;

4. La falsification des procès-verbaux de dépouillement lors des

opérations de ramassage et l’acheminement des résultats électoraux au

Centre de Traitement des Données(CTD) de l’ANE privant les candidats

de la sincérité et de la fiabilité des résultats ;

5. La non concordance des numéros des candidats inscrits sur les bulletins

de vote avec les numéros sur les Procès Verbaux des dépouillements.

6. La transcription des résultats sur des feuilles vierges par les Agents de

l’ANE au niveau du Centre de Traitement des Données sans les signatures

des Représentants des candidats ;

7.Le refus catégorique par l’ANE du test informatique de fiabilité exigé dès

le début des opérations par certains représentants des candidats à l’élection

présidentielle, alors qu’elle l’a accordé à l’URCA sans la moindre

justification de cette discrimination ;

8 .La violation de l’article 124 alinéa 1 nouveau du code électoral qui exige

la publication des résultats circonscription par circonscription, bureau de

vote par bureau de vote.

9. Un taux élevé de vote par dérogation

10. La violation de l’article 124 du Code Electoral : La méthodologie

adoptée dans la publication des résultats des élections générales du 30

décembre 2015 est totalement illégale parce qu’elle viole l’article 124 du

Code Electoral du 15 août 2015 : « L’ANE procède au recensement

général des votes en présence des représentants des candidats dûment

mandatés et des observateurs. Elle les rend publics, au fur et à mesure,

circonscription par circonscription et bureau de vote par bureau de vote,

dans les six (6) jours suivant la date du scrutin ».

11. Procès verbaux de bureaux de vote inexistants, disparus,

incorrectement remplis, non remis aux représentants des candidats,

falsifiés, et même fabriqués.

12. La non-comptabilisation des résultats d’un très grand nombre de

bureaux de vote (plus de 205 bureaux de vote dont la liste est dans notre

Je tiens à rappeler que je n’ai reçu aucun soutien lorsque j’ai rendu public le

texte « Complot contre le peuple centrafricain » (Voir ci-dessous) dans lequel

j’expliquais que des élections électorales dans les conditions actuelles étaient

totalement prématurées.

Il serait indécent de ma part de me réjouir d’avoir eu raison trop tôt.

Je constate simplement la légèreté et l’irresponsabilité de certains soi-disant

hommes politiques centrafricains, toujours empressés de faire passer leurs

propres intérêts avant les intérêts supérieurs de notre pays. Aujourd’hui tous ces

apprentis sorciers ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes.

Pour en revenir à notre ambassadeur, on peut aisément avancer qu’il doit très

largement partager aujourd’hui l’amertume de ceux à qui il a cru pouvoir

promettre le siège suprême aux dépens du peuple centrafricain.

II - On avait cru comprendre qu’après les élections, certaines « forces amies »

de la République Centrafricaine resteraient aux côtés des nouvelles autorités

pour les aider à rétablir la sécurité sur tout le territoire.

Or, désormais, « la Voix de son Maître » laisse entendre que le désengagement

après les élections sera opéré immédiatement.

Laisserait-on ainsi planer la menace d’un scénario du type « après moi ou sans

Chers compatriotes, ne quittons jamais des yeux les mains de l’intrus.

Quant aux autorités françaises, elles devraient sélectionner avec soin les

représentants de leur pays à l’étranger en étant particulièrement attentifs à leur

personnalité et à leurs compétences.

Elles ont aujourd’hui intérêt à extirper urgemment de Bangui Monsieur Charles

MALINAS dit « l’alpha et l’oméga », faute de quoi, le risque paraît grand de

voir l’image de la France en République Centrafricaine continuer à se dégrader

et sombrer avec celle de l’ambassadeur indélicat.

Pour finir, je voudrais dire à nos compatriotes que l’UNAREM que je préside

avait manifesté son opposition à la tenue des élections présidentielles et

législatives dans les conditions d’insécurité et de délabrement que connaît notre

Aujourd’hui, nous prenons acte de ce que le peuple centrafricain s’est exprimé.

Ceux qui ont ardemment souhaité la tenue de ces élections sont mal venus pour

en contester les résultats, sauf à admettre d’être considéré comme des

irresponsables uniquement préoccupés par leurs petits intérêts totalement

étrangers aux intérêts de notre pays.

Aucun centrafricain, citoyen digne et patriote, ne peut avoir pour dessein de se

faire introniser chef d’État par une main étrangère en ignorant les aspirations et

les sentiments profonds du peuple.

Il est heureux que de faux hommes politiques centrafricains découvrent

aujourd’hui à leur corps défendant cette vérité première.

A trop avoir cru aux pouvoirs surnaturels de Monsieur MALINAS, dit

l’ALAPHA ET L’OMEGA, ils se sont, comme leur mentor, fourvoyés et

Poitiers le 17 janvier 2016

Ignace OUNDA-MEYBI

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