CENTRAFRIQUE : NON A LA MANŒUVRE POLITICIENNE ?

Publié le par TAKA PARLER

SIMON –KOITOUA
SIMON –KOITOUA

Savoir ce que l'on est, et se contenter de ce que l'on représente est important.

Crier à la fraude même quand on sait que ses chances sont limitées est une malhonnêteté politique et intellectuelle. C'est peut-être par cynisme politique ou par démagogie que, certains candidats malheureux qui n'ont récolté aucune voix dans certains coins du pays peuvent narguer tout un peuple en clamant haut et fort que les élections ont été truffées d'irrégularités pendant que la vérité des urnes est ailleurs. Le sang de nos compatriotes décimés pendant les guerres d'invasions et d'occupations, de la seleka ne suffisent –elles pas ? Soyez réalistes et cessez de pleurnicher. Il est dur de se rendre compte qu'on ne représente pas plus que l'on croit, ou que l'on n'est pas aussi populaire que l'on le croit. Plusieurs acteurs politiques qui se croyaient très célèbres en savent quelque chose aujourd'hui.

Si vous (hommes politiques) saviez que les conditions d’organisations d’une élection crédible et transparente ne sont pas réunies vous deviez proposer à la communauté internationale un report a ce stade actuel allons y seulement et acceptons le verdict des urnes le peuple Centrafricain est fatigué de vos intérêts égoïstes.

En effet, comme les observateurs de l'UA, de la Communauté Internationale, de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), ont validé la crédibilité du scrutin. Selon eux, «les opérations de vote ont été libres, pacifiques et démocratiques».

Etant donne que les élections ont duré toute une journée, ceux qui prétendent être témoins oculaires de ces faits, n'ont-ils pas eu l'imagination d'emprunter un téléphone cellulaire pour alerter les autorités ou la presse ? Il n'y a qu'au Centrafrique où un politicien peut avancer des accusations graves sans se sentir responsable d'apporter des preuves ! Il faut que les éléments de preuve, clairs et irréfutables, soient présentés.

Aussi, sachez que les Centrafricains ne sont pas naïfs. Ils savent pertinemment bien comment nos politiciens brillent par la démagogie chronique. La Centrafrique d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui la donne a changée radicalement.

SIMON –KOITOUA

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siadany 06/01/2016 10:08

Même si beaucoup sont ceux qui pensent que les fondeurs ont tort de réclamer l'arrêt du processus de dépouillement, je tiens à leur rappeler qu'à une certaine époque pas si loin, un candidat gagnait tout le monde même dans leur zone et bureau de vote dans lequel les autres candidats votaient.
Dans quelle école démocratique au monde, enseigne t-on qu'il est possible d'avoir le nombre de votants trois fois supérieurs que celui des inscrits dans une circonscription? Juste un exemple pour élucider ceux qui ne comprennent pas ou qui refusent de comprendre.

LA VOIX DU PEUPLE CENTRO 06/01/2016 02:03

A vous tous, soucieux du devenir de notre pays, la République Centrafricaine et ceux qui n’ont de visée que son enlisement, j’aurais souhaité m’exprimer à visage découvert mais travaillant à Bangui et regardant vis-à-vis de ma sécurité ainsi que celle de ma famille, je me vois obligé de garder l’anonymat, jusqu’à nouvel ordre.
Bref, mon intervention se justifie par l’amer constat que nombre de nos concitoyens ont fait ces derniers jours. En effet, depuis la proclamation progressive des résultats partiels des élections présidentielles, de nombreux candidats ont cru bon se liguer, afin d’exiger la suspension du processus électoral et trouver un consensus, afin de garantir la sérénité du peuple centrafricain.
De qui se moque-t-on ?
N’ont-ils pas :
Validé le Code de bonne conduite ?
Accepté que nous soyons le seul pays au monde a accepté qu’aucune photo ne figure sur les cartes d’électeurs ?
Accepté que certains électeurs ne disposent pas de ces mêmes cartes d’électeurs et puissent voter avec une pièce d’identité ?
Accepté que l’on puisse procéder au vote de la Constitution, alors qu’aucune communication, pourtant facile et évidente, grâce aux nouvelles technologies, ne puisse être assurée par l’ANE et le comité interministériel mis en place à cet effet ?
Accepté que certains de nos concitoyens ne puissent pas voter, faute d’avoir été enregistré par l’ANE qui ne s’est pas rendue sur toute l’étendue du territoire. Des villages proches de Bangui et situés à l’ouest du pays, censés être relativement sécurisés, n’ont pas été visités ?
Reconnu que le scrutin du 30 Décembre 2015 s’était déroulé dans des conditions acceptables tels qu’il en ressort dans le rapport des observateurs internationaux ?

La liste est longue et met, déjà, à nue toute l’incohérence de nos candidats.

Pour tout vous dire, je fais partie de ceux qui ont voté non à la constitution (7%), pour la simple raison que j’avais l’intime conviction que l’on se moquait de moi. En effet, comment comprendre qu’un texte d’une telle importance car encadrant la gestion de la vie publique n’a pas fait l’objet d’une plus grande sensibilisation. Combien d’entre nous ont pu lire le projet de Constitution ? Mais je n’ai pas, pour autant, cherché à imposer mon point de vue à mes compatriotes.

Aujourd’hui, je fais partie de ces nombreux centrafricains qui ont pris le risque de vivre au pays, malgré le niveau élevé d’insécurité mais qui sont fatigués d’être pris en otage par un cercle de nombrilistes égocentriques et sans vision pour leur pays.
Comme on le dit ailleurs, Y’en a marre de vos élucubrations.
Chers candidats vous démarrer une compétition et demandez que l’on puisse en changer les règles, avant la fin de la première mi-temps. Etes-vous sérieux ?
Pour en revenir aux résultats provisoires communiqués par l’ANE, nombreux d’entre vous se sont étonnés de la position occupée par Mr TOUADERA. Preuve, une fois de plus de votre amateurisme exacerbée. En effet, en tant que candidats et, théoriquement, fins analystes politiques de notre pays, vous auriez dû vous souvenir que TOUADERA fût Premier Ministre, durant cinq ans, sous François BOZIZE. De plus, il fût premier vice-président du KNK et avait annoncé qu’en cas de validation de la candidature de BOZIZE, il retirerait sa candidature. On ne peut pas être plus clair ! BOZIZE non retenu, il s’est engagé et la suite est connue. Le parti KNK, à travers son Secrétaire Général a signé un accord avec l’URCA de DOLOGUELE mais, manifestement, les consignes de vote n’ont pas été respectées par la basa (militants). Pour preuve, le réseau tissé par TOUADERA, depuis 2008, a tenu bon.
On peut dire tout ce que l’on veut, sauf que TOUADERA sort de nulle part.
Preuve que le KNK est un parti qui dispose d’une base solide, à travers le pays ;

Un autre candidat qui a créé la surprise est BOKASSA qui tire son épingle du jeu mais ne dispose, en réalité que 5% des voix.

ZIGUELE a cru que près de trois ans après l’entrée de la SELEKA, le peuple centrafricain avait oublié sa contribution à tous les massacres qui s’en sont suivis. N’est-ce pas lui qui a cru bon intervenir, en, premier, sur Radio Centrafrique, le 25 Mars 20145, pour se positionner en soutien de DOTODJIA qui était, selon ses propos, le moindre mal. Qu’est-ce que cela aurait été, si c’était quelqu’un d’autre ? On serait tous six pieds sous terre. Les centrafricains n’ont plus la mémoire courte, messieurs les candidats. On vous connaît. Oui, on vous connaît tous.

Ceux qui ont dépensé des millions voire des centaines de millions de francs CFA, en objets publicitaires et autres méthodes de corruption électorale comprendront que l’on ne peut plus acheter la conscience des centrafricains, comme par le passé.

Je fais partie de ceux qui ont revendiqué une caution à 20 Millions de francs CFA, afin d’éviter que des candidats opportunistes ne viennent amuser la galerie, alors qu’ils sont incapables de gérer leur propre foyer. Même si l’on sait que certains d’entre eux se sont engagés, afin de négocier un poste ministériel, à la fin du processus électoral. Que représentent-ils, réellement, sur l’échiquier national ?

Lorsque vous voyez la tête des leaders de cette nouvelle fronde, à l’Hôtel LEDGER, la plupart d’entre eux n’obtiendront même pas 1% des voix. Je me pose, d’ores et déjà, la question de savoir s’ils n’ont pas, déjà, engagé une procédure de négociation, en vue du remboursement de leurs cautions de 5 millions de francs CFA ?

Ce qui se profile, d’ici la fin de cette semaine, c’est un deuxième tour opposant TOUADERA à DOLOGUELE, les autres n’auront que leurs yeux pour pleurer. Vos staffs respectifs n’ont pas la capacité de vous faire comprendre que si des PV doivent être invalidés, c’est autant de voix que tous les candidats confondus ne pourront pas revendiquer. Les pourcentages évolueront, dans le même sens et les résultats ne seront que légèrement modifiés. Messieurs, soyez dignes du peuple centrafricain, je vous en prie et que le meilleur gagne.

Alors, pourquoi nous faire perdre du temps ?? Acceptez, donc, votre défaite et allons de l’avant.
On est fatigués, arrêtez vos fusils là !! On est fatigués, arrêtez vos blablas là !!

Messieurs les finalistes, n’oubliez pas ce conseil : aucun des candidats perdants ne devra être nommés Ministres ou je ne sais quoi. Ils accepteront le boulot et seront les premiers à vous poignarder dans le dos. On a la liste de leurs prédécesseurs et on saura vous la communiquer, le moment venu. Les anciens régimes ont cru bon remercier tout le monde et on voit où cela nous a amené. Il est temps de faire de la politique, autrement, en Centrafrique. La RCA dispose de la matière grise nécessaire. Il vous suffira de la solliciter et sélectionner, en toute intelligence.

Mes compatriotes, é zi lè ti é, ti tènè a zo ti bana so a bouba kodoro ti é mbéni pèpè.
Siriri, Siriri.

LA VOIX DU PEUPLE

NGBONGA FONDO 06/01/2016 00:44

Jeunesse Centrafricaine, prend ton destin en main. Ton peuple s'est mobilisé pour aller choisir ses dirigeants. Alors, il faut te rassurer que ce choix ne soit pas détourné. Pour cela, il faut t'assurer que la formule de calcul informatique retenue pour le décompte des voix est la même pour tous les candidats.
Les crises politiques des 2 dernières décennies sont la conséquence des élections frauduleuses, 2011 n'est pas loin.
Il s'agit de ton avenir et d'éviter une autre crise à ton peuple. Il suffit d'auditer le système informatique de décomptes des voix.
Si le système est fiable, alors le choix du peuple est respecté et ce choix s'impose à tous.

ANOUAR Joséphine Kadhy 05/01/2016 16:46

CHER SIMON, MERCI POUR VOTRE CLAIRVOYANCE, C'EST UNE REALITE, NON A LA MANOEUVRE POLITICIENNE.