MINUSCA: UNE PRESENCE AMBIGUE ET ENIGMATIQUE EN CENTRAFRIQUE.

Publié le par TAKA PARLER

MINUSCA: UNE PRESENCE AMBIGUE ET ENIGMATIQUE EN CENTRAFRIQUE.

De l’analyse pertinente de nos confrères de Rfi qui ont consacré l’émission Afrique presse au Burundi et à la république centrafricaine le samedi dernier, il ressort qu’en ce qui concerne notre pays que la présence des forces internationales est inutile et inefficace parce qu’elles n’assurent pas comme il se doit la sécurité de la population civile dont elles ont reçu la mission. Toutefois, il est reconnu qu’elles jouent un rôle détermination par leur présence dissuasive puisque les positions qu’elles occupent dans l’arrière-pays sont plus ou moins sécurisées.

Depuis le déploiement des casques en Centrafrique, l’insécurité et les exactions commises par les groupes armés sont exponentielles à telle enseigne que l’on se pose de savoir à quel jeu se livre se livrent-ils mais à la lumière des explications de nos confrères cités ci-haut que la mission dévolue à ces troupes est hybride vu ce qui se passe sous nos cieux. Il est dit quelque part que ces troupes jouent un rôle d’interposition entre les belligérants et non les combattre par contre s’ils sont attaqués, ils ont le droit de riposter pour se protéger et après rien du tout.

Expliquer leur mission cardinale

Alors on comprendra pourquoi le président tchadien Idriss Deby itno avait demandé aux forces françaises de l’opération épervier de s’en aller parce qu’ils n’accomplissent pas leur mission et le même constat est fait en Centrafrique. Comment expliquer que Noureddine Adam puisse ériger son drapeau de la république du Logone sous la barbe des éléments de la Minusca qui ont laissé flotter dans les airs avant qu’ils ne retirent et au finish, ils ont s’en laisser le chef rebelle disparu dans la nature.

En d’autres termes, que les autorités centrafricaines et onusiennes expliquent au peuple la mission cardinale des forces internationales qui refusent jusqu’à présent de faire le désarmement des groupes armés qui sévissent encore de la terreur depuis qu’ils sont à Bangui parce que la situation nous semble ambiguë. Maintenant la question est de savoir véritablement assurer la sécurité des électeurs voire dans les zones insécurisées. A l’issue de ces consultations électorales nous saurons et mesurons leur efficacité sur le terrain sachant que les forces de défense et de sécurité sont à la touche jusqu’à nouvel ordre.

Ghislain FOCKY/ EPERVIER

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