MASSAGE DU PRÉSIDENT FRANCOIS BOZIZE A L'ENDROIT DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

Publié le par TAKA PARLER

François BOZIZE
François BOZIZE

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers Compatriotes,

Depuis l’an dernier, j’ai fait le choix de livrer certaines réflexions à l’occasion du 10 Décembre qui marque à la fois la journée commémorative de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 et le déclenchement de la rébellion SELEKA en République Centrafricaine avec toutes les conséquences que l’on connait.

L’année 2015 qui tire à sa fin a été marquée, notamment par les négociations sur le nucléaire iranien, le règlement du différend diplomatique entre les USA et CUBA qui dure depuis plus d’une cinquantaine d’années.

Toutefois, l’environnement mondial n’a pas fini de vivre au rythme de la persistance du conflit Israélo-palestinien. A cela, s’ajoutent les conflits armés, de grave intensité, auxquels sont confrontés des pays tels que la Lybie, l’Irak ou la Syrie avec pour conséquences le déferlement des populations de ces pays sur le continent européen.

Connu hier comme un pôle de sécurité, ce continent est confronté aujourd’hui aux attaques terroristes à l’exemple de celles que viennent de connaitre la ville de Paris.

Le continent africain n’échappe pas à ces attaques comme on a pu le constater récemment en Tunisie. Mais, c’est surtout en Afrique subsaharienne que les populations vivent les terribles cauchemars du fait des actions meurtrières de la secte BOKO HARAM qui sévit en Afrique de l’Ouest et Centrale.

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers Compatriotes,

Mon pays, notre pays, la République Centrafricaine est confrontée depuis plus de deux ans à un désastre sécuritaire et humanitaire d’une extrême gravité.

En dépit de la forte présence des forces onusiennes que l’on estime à plus de 11.000 hommes et d’importants moyens logistiques dont dispose la MINUSCA, l’insécurité métastase comme on peut constater à travers les récents développements de violences, tueries, pillages et destructions des maisons ayant provoqué d’importants mouvements de déplacés internes tant dans la capitale que dans l’arrière-pays.

De Kaga-Bandoro à Bambari en passant par Kabo, les populations civiles vivent sous la férule des bandes armées qui n’ont cessé de se livrer à l’exploitation illicite des richesses minière et forestière du pays ainsi qu’à la collecte des impôts et taxes en lieu et place de l’Etat qui n’existe plus que de nom.

C’est dans ce contexte d’affrontements intercommunautaires et de fracas des armes que Sa Sainteté le Pape FRANÇOIS s’est rendu, contre vents et marées, en terre centrafricaine et y a séjourné pendant 48 heures pour apporter un message de paix et d’espérance au Peuple Centrafricain meurtri et presque abandonné.

Aujourd’hui, j’ai également choisi de m’exprimer sur le déroulement du processus électoral en cours dans notre pays.

A mon entendement, ce processus électoral inclut, le recensement électoral, la convocation du corps électoral, l’adoption la promulgation d’une nouvelle Constitution et les élections générales proprement dites.

Centrafricaines, centrafricains,

Chers compatriotes,

Même si de l’avis de tout le monde l’ordre ci-dessus a été inversé, les Autorités de la Transition ont néanmoins ouvert la campagne référendaire en vue du vote du projet de Constitution élaboré conformément à la feuille de route de la Transition.

Le vote de ce projet de Constitution, il faut le dire, remettra en cause tous les efforts de développement entrepris durant les dix années passées au pouvoir de l’Etat puisque conformément à son article 14, la future Constitution provoquera la restructuration des normes juridiques centrafricaines.

Aussi, après elle, viendront les Accords et Traités qui, contraires aux dispositions de la Constitution du 27 Décembre 2004 et dont la mise en œuvre entrainera sans nul doute la pauvreté et la misère du Peuple centrafricain alors que dans le message qu’il a délivré au peuple kényan, le souverain pontife, a appelé les Chefs d’Etat d’Afrique à lutter contre ces maux.

Le mécanisme est tout à fait simple, car il suffira de faire ratifier l’accord sur le changement climatique après sa signature pour que le code minier, la loi sur les minerais radioactifs, la loi portant réorganisation du sous secteur pétrolier aval en République Centrafricaine deviennent contraires audit accord.

Ainsi, la convention relative à l’exploitation du pétrole par les partenaires chinois ainsi que celle concernant la cimenterie de Nzila n’auront plus une base légale et connaitront le même sort qui a été réservé à l’exploitation de l’Uranium de Bakouma. Tous ces projets, porteurs d’espoir et de renouveau économique et social, seront suspendus.

Centrafricaines, Centrafricains

Chers compatriotes,

Il semble que la grande innovation qu’apporte le projet de Constitution qui sera soumis au vote le 13 décembre prochain est la création du Senat comme la deuxième chambre du Parlement. Malheureusement, la contradiction n’a pas attendu. Point n’est besoin de le sculpter pour savoir que cette prétendue innovation n’est que de la poudre aux yeux. En effet, en proclamant que « les institutions prévues par la présente Constitution seront mises en place dans les douze (12) mois qui suivent la date de l’investiture du Président de la République élu à l’exception du Senat qui sera mis en place après les élections municipales et régionales » et en ne fixant pas les échéances pour ces élections, le constituant centrafricain n’a reconnu que l’existence de l’Assemblée Nationale.

Par ailleurs, comme beaucoup d’entre vous, je suis toujours sur ma faim lorsque que cette Constitution proclame que « les accords ou traités régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie».

La vérité est que, cette même Constitution renforce les dispositions du Code Pénal relatives aux condamnations à la peine de mort lorsqu’elle proclame en son article 3 notamment qu’il peut-être dérogé aux droits à la vie, à l’intégrité physique et morale en application d’une loi.

Et pourtant, la République Centrafricaine est signataire de l’accord de Rome sur le statut de la Cour Pénale Internationale dont le maximum des peines qu’elle peut prononcer est la perpétuité.

Vous comprendrez aisément, que c’est dans le souci d’alimenter votre droit à l’information que je me suis permis cette analyse, même sommaire, du projet de Constitution et vous aider à voter utilement.

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers Compatriotes,

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948 que nous célébrons aujourd’hui, proclame en son article 21 que « toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis ».

C’est conformément à ce droit reconnu à tout citoyen non frappé de mesures afflictives ou infamantes, que j’ai décidé de participer pleinement à la vie politique de mon pays en faisant acte de candidature à la prochaine élection présidentielle pour poursuivre l’œuvre que j’ai entreprise depuis 2003 et brutalement interrompue en mars 2013 c’est-à-dire avant le terme de mon mandat prévu en 2016.

Malheureusement, par une décision, sujette à de nombreuses critiques, la Cour Constitutionnelle de Transition vient d’abréger le rêve que vous nourrissiez de me voir affronter le suffrage du Peuple Centrafricain souverain avec la certitude de remporter cette élection dès le 1er tour.

Ma disqualification politique n’est pas une surprise, puisqu’annoncée de longue date aussi bien par les Autorités de Transition que certains Diplomates en poste à Bangui.

Je demande aux centrafricaines et centrafricains en général de ne pas se laisser ébranler par cette décision d’une Cour qui vient de prouver au monde entier qu’elle est aux ordres du politique.

Cette décision intervient quelques jours seulement après le passage du Pape FRANÇOIS qui a pourtant délivré un message de Paix et de Réconciliation ; lequel message n’a pu transformer les cœurs endurcis des ennemis du vivre – ensemble.

Pour ma part, cette décision est un non – évènement. Convaincu de ce qu’une tempête ne dure indéfiniment, je demeure aux cotés du Peuple Centrafricain pour poursuivre le noble combat en vue de son émancipation socio-économique.

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine

Je vous remercie.



François BOZIZE YANGOUVONDA

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TANGUY 12/12/2015 19:40

En voulant défendre votre champion, vous êtes entrain de rétropédaler. Nous sommes la nouvelle génération et nous comparons les pratiques du pouvoir aux normes et standards internationaux. Nous n'avons connu la période de Bokassa ni des autres que vous avez rapporté les pratiques détestables. En comparant votre champion aux plus médiocres vous aller dans l'autre sens. Nous voulons des leaders intelligents, ouverts, rompus aux nouvelles pratiques et ayant pour ligne de conduite le respect des standards internationaux en matière de gouvernance et de l'obligation de rendre compte au peuple. Nous voulons des leaders qui savent séparer leur vie familiale de leur vie publique, les caisses de l'Etat de leur poche personnel. Ils doivent avoir une vie correcte et ne pas habiter au quartier. Ils doivent avoir une vision pour le pays et s'efforcer à travailler et converger l'ensemble de l'énergie du peuple vers l'atteinte de cette vision à un horizon déterminé. lls doivent se battre pour nous construire une armée nationale qui nous protège tous et non une armée (milice) clanique. Alors honnêtement votre champion a t'il cet étoffe ? Vous avez dit que durant le règne de ce dernier le pays était en paix ? De quelle paix parler vous ? Y'a t'il un régime qui a connu un aussi grand nombre de rebellions ? Sauf si la paix pour vous, signifie que vous êtes en paix dans vos salons climatisés de Bangui ? Vous avait dit que la transition n'a pas amené la paix ? Mais qui tire les ficelles en sourdine pour que les centrafricains s'entredéchire ? Vous penser que le tout le monde et idiot et ne comprend pas ce qui se passe ? Votre favori ne perd pas son temps pour attendre le Tribunal Pénal Spécial (en construction à Bangui) ou plus exactement la CPI car lui c'est un gros poisson. La machine est en marche ce n'est qu'une question de temps.

TANGUY 12/12/2015 19:35

En voulant défendre votre champion, vous êtes entrain de rétropédaler. Nous sommes la nouvelle génération et nous comparons les pratiques du pouvoir aux normes et standards internationaux. Nous n'avons connu la période de Bokassa ni des autres que vous avez rapporter les pratiques détestables. En comparant votre champion aux plus médiocres vous aller dans l'autre sens. Nous voulons des leaders intelligents, ouverts, rompus aux nouvelles pratiques et ayant pour ligne de conduite le respect des standards internationaux en matière de gouvernance et de l'obligation de rendre compte au peuple. Nous voulons des leaders qui savent séparer leur vie familiale de leur vie publique, les caisses de l'Etat de leur poche personnel. Ils doivent avoir une vie correcte et ne pas habiter au quartier. Ils doivent avoir une vision pour le pays et s'efforcer à travailler et converger l'ensemble de l'énergie du peuple vers l'atteinte de cette vision à un horizon déterminé. lls doivent se battre pour nous construire une armée nationale qui nous protège tous et non une armée (milice) clanique. Alors honnêtement votre champion a t'il cet étoffe ? Vous avez dit que durant le règne de ce dernier le pays était en paix ? de quel paix parler vous ? Y'a t'il un régime qui a connu un aussi grand nombre de rebellions ? Sauf si la paix pour vous, signifie que vous êtes en paix dans vos salons climatisés de Bangui ? Vous avait dit que la transition n'a pas amener la paix ? mais qui tire les ficelles en sourdine pour que les centrafricains s'entredéchire ? Vous penser que le tout le monde et idiot et ne comprend pas ce qui se passe ? Votre favori ne perd pas son temps pour attendre le Tribunal Pénal Spécial (en construction à Bangui) ou plus exactement la CPI car lui c'est un gros poisson. la machine est en marche ce n'est qu'une question de temps.

Ismael 12/12/2015 16:07

Quand à toi Zingo pauvre con aux analyses aussi connes apportez les preuves incriminant les enfants du Président BOZIZE car vous avez que cette haine viscérale comme armes battons nous avec des idées construitives pour une Centrafrique mieux à nos enfants

TANGUY 12/12/2015 19:34

En voulant défendre votre champion, vous êtes entrain de rétropédaler. Nous sommes la nouvelle génération et nous comparons les pratiques du pouvoir aux normes et standards internationaux. Nous n'avons connu la période de Bokassa ni des autres que vous avez rapporter les pratiques détestables. En comparant votre champion aux plus médiocres vous aller dans l'autre sens. Nous voulons des leaders intelligents, ouverts, rompus aux nouvelles pratiques et ayant pour ligne de conduite le respect des standards internationaux en matière de gouvernance et de l'obligation de rendre compte au peuple. Nous voulons des leaders qui savent séparer leur vie familiale de leur vie publique, les caisses de l'Etat de leur poche personnel. Ils doivent avoir une vie correcte et ne pas habiter au quartier. Ils doivent avoir une vision pour le pays et s'efforcer à travailler et converger l'ensemble de l'énergie du peuple vers l'atteinte de cette vision à un horizon déterminé. lls doivent se battre pour nous construire une armée nationale qui nous protège tous et non une armée (milice) clanique. Alors honnêtement votre champion a t'il cet étoffe ? Vous avez dit que durant le règne de ce dernier le pays était en paix ? de quel paix parler vous ? Y'a t'il un régime qui a connu un aussi grand nombre de rebellions ? Sauf si la paix pour vous, signifie que vous êtes en paix dans vos salons climatisés de Bangui ? Vous avait dit que la transition n'a pas amener la paix ? mais qui tire les ficelles en sourdine pour que les centrafricains s'entredéchire ? Vous penser que le tout le monde et idiot et ne comprend pas ce qui se passe ? Votre favori ne perd pas son temps pour attendre le Tribunal Pénal Spécial (en construction à Bangui) ou plus exactement la CPI car lui c'est un gros poisson. la machine est en marche ce n'est qu'une question de temps.

Ismael 12/12/2015 16:01

Pauvres en idées et fâcheux extrémistes Tanguy et On thé Mic de mon cul oui vous êtes que l image de ce que nous connaissons tous de pauvres mange merdres le Président BOZIZE serait il le seul avoir des enfants avec plusieurs femmes ? Bokassa et le Président KOLINGBA ne détiennent ils pas le record plus de 50 pour l un et plus de 70 pour l autres ? Patasse en dehors de Lucienne avait qu il pas Serge et sa sœur nées d une mère Yakoma et j en passe pourquoi cette haine non fondée envers les enfants du Président BOZIZE ? Apportez nous les preuves irréfutables de leurs crimes et nous accepterons leurs procès équitable s il ya vous pauvres Djaddistes ce HOMME qui a passé 10 ans au pouvoir nous emmène la paix et la sécurité pendant cette période vous les suppos de vos machiavéls maîtres de la Gauche au pouvoir en France n aviez vous pas dit que si il ( le Président BOZIZE ) part ça nous prendra une histoire de 2 à 3 semaines pour stabilise la situation vous ferez mieux de ramenez cette et sécurité vécues a son époque par tout les Centrafricains de tout bord qui vivent aujourd'hui près de 3 Ans cet enfer cet digne officier général disait ce qui allait ce passe dans notre Pays serait l enfer pour tout le monde nous y voilà même vous qui continuer avec cette piètre Dame a la mains facile au détournement du denier public Centrafricains un jour vous allez répondre à ce peuple meurtri

Rodolphe 12/12/2015 14:51

Evitons de doigter les autres comme des monstres ; ça ne construit pas le pays. Soyons sages et responsables dans nos agir et langage. Notre attitude et notre langent donnent droit au monde qui nous regarde de nous traiter des ignares. Alors que ce n’est pas ça le cas. Enterrons nos méchancetés et tendons la main les uns aux autres ! Oublions le passé et pardonnons-nous les uns autres. Il est bien vrai que nous sommes libres et que nous devrions prendre la parole dans les réflexions publiques ; car la Centrafrique est morte lorsqu’elle n’assure pas un avenir meilleur aux centrafricains. Or le problème n’est pas si simple que nous l’imaginons ; on sait que chacun et chacune de nous à ses hauts et ses bas, et donc, la solution ne se trouve pas nos propos venimeux et insultants. Aujourd’hui, les défis sont nombreux, mais plus lourdes encore les façons de les résoudre. C’est justement à ce niveau là que nous devrions relâcher toute notre force pour construire la Centrafrique…

Freeman 13/12/2015 04:10

Une Centrafrique ne sera jamais construite si le peuple reste sous une forme de colonie ou il ne peut developper son pays. Les Centrafricains souffrent non seulement a cause des querelles mais a cause de la continuite de la colonisation. Virtuellement le drapeau de la France est sur ce pays. Elle s'enfiche pas mal de la population et ils forment des sentinelles (Presidents) pour veiller sur leur interet c'est tout.