LES VRAIES ELECTIONS AURONT LIEU EN 2021

Publié le par TAKA PARLER

OSWALD YEHWA
OSWALD YEHWA

Les circonstances dans lesquelles se déroulent les élections de 2015 et 2016 sont telles que nous ne devons rien attendre de miraculeux de ces échéances. Certes le Pape François est venu passé 2 JOURS à Bangui en dépit des réticences de la communauté internationale, mais le miracle s’arrête là. Le peuple centrafricain peut se réjouir ce pendant du fait que pour la première fois dans l’histoire du catholicisme le Pape a donné le coup d’envoi d’un jubilé (de la miséricorde) hors du Vatican, et, la providence a voulu que ce soit à Bangui, en République Centrafricaine.

S’agissant des élections, les conditions sécuritaires sont catastrophiques. La quiétude nationale, corollaire de la libre expression démocratique est totalement absente. Même à Bangui, à quelques encablures du siège de la MINUSCA – KM5- les conditions optimales pour un vote démocratique et apaisé n’ont pas été réunies lors du référendum du 13 Décembre dernier. Le référendum n’a pas rencontré l’engouement attendu, notamment à cause des problèmes sécuritaires. Certes il a été approuvé avec un score soviétique mais comment pouvait-il en être autrement? Le taux de participation atteint péniblement les 20%. Pire encore, le contenu du projet de constitution est resté quasi confidentiel. Tout cela n’a rien de sérieux. Mais à circonstances exceptionnelles, résultats exceptionnels.

Le nombre pléthorique des candidats à la magistrature suprême, dénote une fois de plus la médiocrité de la classe politique centrafricaine. Nos hommes politiques sont incapables de se rassembler autour des idées novatrices, autour d’une vision prometteuse pour la Centrafrique. C’est la culture de l’individualisme qui est de rigueur. La quête des postes ministériels par le biais de l’élection présidentielle est légion en RCA. De mon point de vue, il serait judicieux de légiférer à brève échéance, afin de mettre un terme à cette tricherie démocratique qui ouvre les portes des ministères à des incompétents notaires. Il leur suffit juste de rassembler les 5 millions de la caution, plus quelques broutilles pour faire semblant de battre campagne et les voilà devenus ministrables. Pathétique.

Cette médiocrité se retrouve également chez les militants et sympathisants des différents candidats et groupes politiques qui éprouvent toutes les peines du monde à défendre valablement leur choix politique. On se nous balance à la figure des expressions du genre :

  • A part lui qui voyez-vous d’autre ?

  • C’est l’homme de la situation

  • C’est le candidat de la jeunesse

  • ….

Aucun argument rationnel n’est avancé pour donner de la crédibilité à ces phrases lapidaires vides de sens. En somme, aucun candidat, de part son bilan social notamment, ne peut se démarquer. Le suspens est total, en dépit des déclarations hasardeuses de certains militants et sympathisants qui voient déjà leur mentor élu au premier tour. Pure fabulation.

Aucun candidat à la présidentielle ou aux législatives ne pourra battre campagne librement et avec quiétude sur toute l’étendue du territoire. Aucun votant ne pourra se lever pour aller voter tranquillement sans craindre pour sa vie. Nonobstant cette situation sécuritaire plus que préoccupante, les scrutins auront lieu et ils devront avoir lieu, car il faut bien qu’on mette un terme à cette transition que d’aucuns qualifient avec euphémisme de chancelante. A la lumière de ce qui précède, on peut en déduire sans prendre le risque de se tromper que LES RESULTATS SERONT BIAISES.

Il en ressort que le prochain occupant du palais de la renaissance ne devra pas trop se réjouir de sa victoire car toutes les conditions d’une élection libre, démocratique et apaisée n’auront pas été réunies. Mais, toutefois les tâches qui l’attendent sont gargantuesques.

Chers compatriotes, ne nous voilons pas la face. Ces élections ont été financées par la communauté internationale donc celle-ci aura son mot à dire quant aux résultats de ce vote. Le prochain Président ne sera probablement pas le Président que le peuple attend, mais il faudra faire avec. Par contre il faudra ouvrir grands les yeux et scruter à la loupe les activités du PROCHAIN GUIGNOL qu’ils vont nous imposer de façon à le sanctionner comme il se doit à l’horizon 2021.

J’ai peur que les candidats patriotes que je me réserverais de citer ici ne puissent aller au deuxième tour, d’autant plus que les dés sont pipés d’avance. Néanmoins, ne baissons pas les bras, utilisons notre arme ultime, LE BULLETIN DE VOTE, de la meilleure manière qu’il soit. Avant de mettre le bulletin dans l’urne posons nous la question suivant : la personne que je vais voter qu’a-t-elle déjà fait de bien pour les centrafricains. Ne nous laissons pas berner par des promesses populistes et les alliances contre-nature guidées uniquement par la conquête du pouvoir.

Le pouvoir judiciaire centrafricain est inféodé au pouvoir exécutif, ce qui fait qu’aucun des criminels économiques qui ont plongé la Centrafrique dans ce gouffre sans fond n’a jamais été inquiété à ce jour. Pire ils nous snobent en disant qu’ils n’ont jamais été condamnés, que nous n’avons aucune preuve contre eux, soit. Mais leur conscience, s’ils en une, les rongera jusqu’à leurs derniers jours car ils sont responsables de la mort de milliers de centrafricains. Sous d’autres cieux on leur aurait accordé le bénéfice du doute, mais compte tenu des paramètres judiciaires centrafricains, nous devons les sanctionner « sans autre forme de procès ». Celui qui sortira des mailles de cette justice populaire aura cinq ans pour faire ses preuves et en 2021, auront lieu les vraies élections.

Centrafricainement vôtre

Oswald YEWHA

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