LE PSYCHODRAME SE SAISIT DES HOMMES POLITIQUES SUITE A LA PUBLICATION DE LA LISTE DES CANDIDATURES

Publié le par TAKA PARLER

LE PSYCHODRAME SE SAISIT DES HOMMES POLITIQUES SUITE A LA PUBLICATION DE LA LISTE DES CANDIDATURES

La cour constitutionnelle de transition(CCT), après un examen minutieux des dossiers des candidats à la présidentielle et aux législatives, transmis par l’autorité nationale des élections, a rendu son verdict sans appel. Bien entendu, dans cet exercice, il ya toujours des perdants et des gagnants parce que les juges de la cour constitutionnelle de transition ont travaillé en respectant les critères d’éligibilité contenus dans la charte constitutionnelle de transition. Les dispositions empêchent à tous ceux qui sont impliqués dans la rébellion et ayant pris part activement à la transition de postuler à aucune élection et les dés sont pipés pour beaucoup d’entre eux.

Et la décision de la CCT est sans appel puisque sur une quarantaine de candidatures à la présidentielle seulement trente personnes sont retenues laissant quatorze. Sur le carreau il en est de même pour les candidats à la députation dont certains sont disqualifiés en raison de leur participation à la transition. En hommes politiques éclairés, ils devraient prendre connaissance des conditions qui régissent ces scrutins avant de s’engager dans la course.

D’aucuns pensent que leur engagement s’apparente à une intention de saborder le processus électoral qui, pourtant, est la voie la mieux indiquée de sortie de crise car, les gens s’accordent à dire qu’il fallait en finir avec cette longue transition qui n’a fait que durer. Au lendemain de la publication de la liste définitive des candidatures, les partisans de certains postulants sont descendus dans la rue pour ériger des barricades et incendier des pneus. Du coup, la circulation est perturbée et les commerces ont baissé les rideaux.

Les jeunes manifestants exigent le rétablissement de leurs candidats préférés dans leurs droits sinon avant, pendant et après le processus électoral, les nouvelles autorités élues n’auront pas le temps de gouverner ils promettent de rendre le pays ingouvernable. Il ya les états-majors des partis politiques et candidats indépendants sont conscients et prennent acte de la décision de la CCT en appelant les partisans à la retenue. Pour eux, il ne sert à rien de jeter de l’huile sur le feu. Ils lancent un appel à ceux-ci de voter librement car, il s’agira d’un acte de civisme.

Fair-play politique

Curieusement, nous assistons à un regain de violence dans la capitale alors que dans ces genres d’opération, la loi autorise la voie de recours pourquoi ne pas emprunter ce chemin ? Les centrafricains sont-ils d’éternels destructeurs ? Franchement, il est mal aisé de constater cette recrudescence de violences. Jamais de mémoire de centrafricain, c’est la première fois dans l’histoire du pays qu’on enregistre un nombre aussi impressionnant de candidatures à la présidentielle et aux législatives. On ne leur demande que le fair-play politique.

Pour des élections crédibles, équitables, transparentes dont les résultats seront appréciés par tous, il faut éviter les troubles qui auront défavorisé la paix et replongés le pays dans le chaos. Les candidats recalés doivent jouer à l’apaisement et au respect de la loi. La République Centrafricaine espère enfin sortir de la zone de turbulence après le cauchemar qu’elle a vécu.

Ghislain Focky/ EPERVIER

Publié dans Election

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