LE GOUVERNEMENT PIÉTINE LA SOCIÉTÉ CIVILE, LES MÉDIAS DOIVENT PRENDRE LEUR RESPONSABILITÉ

Publié le par TAKA PARLER

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Au début de la crise à ce jour, les organisations de la société civile et les médias nationaux ont joué un rôle extrêmement important dans la sensibilisation et l’information de la population centrafricaine dépassée par les événements douloureux. La réaction de la société civile était à l’origine de plusieurs fora organisés dans le pays qui ont permis aux compatriotes de s’asseoir autour de la table, se regarder entre quatre’ yeux et se parler franchement, faire table rase des différends et enterrer la hache de guerre.

Même si les recommandations issues de ces pourparlers inter centrafricains ne sont pas mises en œuvre dans leur globalité, l’essentiel est accompli et il appartient au gouvernement de prendre le courage de le faire. Qu’on soit aux affaires de l’état, il faut à tout instant se rappeler qu’il s’agit d’une question d’intérêt national étant ministre, l’on sera d’un moment à l’autre, on sera remercié, se retrouvé dans la rue et se fondre dans la foule avec les vulgaires.

Donc, pendant qu’on est aux affaires, il faut se mettre au service de la nation consciencieusement au lieu de travailler sous la pression des organisations de la société civile. Ce qui prouve l’incapacité ou une incompétence notoire de gérer la chose publique et cette opacité avérée gène la population centrafricaine qui ne sent pas la présence des autorités du pays à ses côtés pendant des moments difficiles.

Sapeurs-pompiers et société civile

Elles sont inexistantes quand il s’agit d’aborder de front, la question de sécurité qui préoccupe tout le monde. Il a fallu l’insistance de la société civile et des médias nationaux dans leurs colonnes respectives pour que Catherine samba panza, soutenue par le conseil national de la transition (CNT), décide froidement de demander le réarmement des forces armées centrafricaines (faca) marginalisées. Au demeurant, la décision est restée sans effet puisque les soldats se trouvent toujours dans la nature.

De toutes les manières, la société civile et les médias ont joué leur partition, et n’ont aucun autre moyen magique de mettre la pression sur les princes qui nous gouvernent, mais il faut comprendre leur laxisme et l’immobilisme peuvent replonger la Centrafrique dans le fond du gouffre et faire le lit à la recrudescence de la criminalité ce que redoute le peuple.

Il est inadmissible que les concitoyens continuent de s’entretuer comme dans une république sauvage dirigée par des anthropophages.

Certains esprits contraires à la bonne moralité, les médias sont assimilés à ceux qui attisent le feu alors qu’ils sont la voix des sans voix qui s’affirment en sapeurs-pompiers pour rétablir la vérité que cachent les gouvernants au bas peuple.

Ghislain Focky/ l’EPERVIER

Publié dans Opinions

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