ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE : NOS PRÉSIDENTIABLES ET LE WEB

Publié le par TAKA PARLER

Chibazo-Théophilus OKOYE
Chibazo-Théophilus OKOYE

Les Centrafricains sont appelés aux urnes les 27/12/2015 et 31/01/2016 pour élire leur Président de la République et leurs Députés. Alors que la Cour Constitutionnelle de Transition vient de publier la liste définitive et officielle des candidats à la présidentielle, nous avons voulu constater la visibilité de ceux-ci sur le net. A l’heure où l’Internet devient la première source de partage et de recueil d’informations, il est regrettable de découvrir que beaucoup de nos candidats ne maîtrisent pas ou ne mesurent pas l’importance de cette nouvelle technologie. Même si une élection présidentielle se joue et se gagne sur le terrain, pensent-ils, nos candidats ont beaucoup à gagner à exister et à être visible sur la toile. Cela leur permettra de diffuser, partager, et défendre leurs propositions au-delà de leurs bases électorales. Pendant que les présidentiables centrafricains relayent les médias numériques au second plan, je rappellerai ici le rôle, ô combien déterminant, qu’ont joué les réseaux sociaux dans la victoire du Président Barak OBAMA en 2008, et durant les « printemps » arabes, ainsi que récemment tout près de nous, en Côte-d’Ivoire et au Burkina Faso. Même si en RCA, le taux de pénétration de l’internet et des réseaux sociaux reste relativement faible, et le coût de connexion cher, on aurait tort de penser que ces nouveaux outils de communication et d’information ne pourraient pas influer sur ces élections. A quatre jours seulement du début de l’ouverture officielle de la campagne pour ces élections groupées, beaucoup de nos candidats présidentiables ne disposent pas d’un véritable site web « professionnel » de campagne, fonctionnel et mis à jour régulièrement, capable de leur assurer une meilleure visibilité. Même si presque tous les candidats possèdent une page plus ou moins « officielle » Facebook (27/30), sur les trente (30) candidats retenus par la Cour Constitutionnelle de Transition, seuls neuf (9) d’entre eux sont référencés sur Wikipédia ; Treize (13) ont un compte Twitter, et huit (8) possèdent un site web dont deux (2) seulement sont fonctionnels avec mise à jour régulière. Trois (3) de nos présidentiables ne sont pas sur Wikipédia, n’ont pas de page Facebook, pas de compte Twitter, ni même de site web de campagne. A l’heure des nouvelles technologies de l’information et de la communication, l’on se demande si ces compatriotes candidats sont même au courant de l’existence de tels outils. Internet et les réseaux sociaux ne font pas une élection, certes, mais peuvent contribuer à gagner des électeurs. Alors, chers candidats, pensez à ces nouveaux outils de communication peu coûteux et qui présentent un avantage certain : GAGNER DES VOIX SUPPLÉMENTAIRES

Chibazo-Théophilus OKOYE 13h30,

Montpellier, le 08/12/2015.

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