CENTRAFRIQUE : QUAND MÈRE SAMBA-PANZA CONTINUE DE NOURRIR LES GÉNÉRAUX SELEKA

Publié le par TAKA PARLER

CSP
CSP

La présidente de la transition centrafricaine n’a pas seulement délaissé son peuple pour sa mouvance de soutien politique l’AFDT (Alliance des Forces Démocratique de la Transition). Au nom de la paix, mère Cathy gâte également les généraux Séléka depuis son installation au palais présidentiel.

Selon des sources dignes, les anciens généraux de la Séléka continuent de recevoir des appuis financiers de la présidence centrafricaine. Baptisée « SÉCURITÉ », un gestionnaire remonte tous les vendredis une somme importante à la présidence. Ces fonds sont destinés d’après des sources du trésor public que nous avons contactées, à calmer les ex officiers autoproclamés de la Séléka.

Notons que grâce à la vigilance de Dame Cathy, le trésor public n’a jamais suspendu les salaires de ces généraux et anciens dignitaires sanguinaires de la Séléka. Le budget de l’État centrafricain a en effet explosé à l’arrivée de la Séléka et de Michel Djotodia au pouvoir.

Autre élément à apporter à ce triste dossier, des ex dignitaires et généraux autoproclamés Séléka continuent d’occuper gratuitement l’hôtel du centre et gardent par devers eux les voitures de fonction que l’État centrafricain leur avait affectée quand ils étaient ministres.

En baptisant la Haute Volta le Burkina faso «le pays des hommes intègres», les burkinabés n’auraient jamais imaginé que cette nouvelle dénomination allait être un jour justifiée. C’est désormais chose faite. Ils ont réussi en à peine un an à remettre en place les institutions de leur pays après avoir chassé le dictateur Blaise Compaoré.

En Centrafrique le pays de tous les paradoxes, trois ans après le départ de Bozizé, ses anciens opposants et les démembrements de la Séléka au pouvoir, contrôlent moins de 10% du territoire. Pire, au lieu de s’atteler à la reconstruction de la RCA et de penser aux 98% de son peuple qui tirent le diable par la queue, les centrafricains désarmés assistent de marbre au pillage d’anthologie de leur pays et ne savent plus à quel saint se vouer.

Wilfried Maurice SEBIRO

CENTRAFRIQUE LIBRE

Publié dans Actualité

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

KAKALA 12/12/2015 04:16

Les Centrafricains à défaut d'être inventifs sur le plan du développement, sont ingénieux sur le plan vindicatif et accusateur. Pour cela, ils ont inventés une nouvelle approche appelée "la théorie de la déresponsabilisation". Tout est de la faute de l'autre, jamais du centrafricain. Tour à tour et par ordre croissant les étrangers lointains, les résidents étrangers, les minorités religieuses, les autres ethnies, ou le voisin tout court, sont désignés comme responsables des malheurs qui arrivent. Aucun esprit critique de remise en cause de soi, d'analyse et de prise de sa part de fardeau. Il y'a un décès dans la famille ? c'est le voisin, l'oncle, la tante ou la vieille femme du village sans défense qui est la cause. Il faut la tuer, l'enterrer vivante. En Centrafrique les vicissitudes normales de la vie n'existent pas, c'est toujours l'autre qui est la cause. Cette thèse est appuyée par les églises pentecôtistes qui pullulent dans le pays comme des champignons et qui ont pour thème de principe l'accusation du sorcier, du musulman, de l'ancêtre fétichiste. On ne se pose jamais la question de savoir comment les autres Africains dans les mêmes conditions arrivent tant bien que mal à s'en sortir. Pour le Centrafricain lambda, le monde entier lui en vœux à cause de sa richesse naturelle. Sa richesse naturelle le dispense de travailler et lui donne le droit de rester aux abords des grandes routes pour contempler ceux qui passent et dresser des fiches. Bref une déresponsabilisation totale doublée d'une ignorance criarde des règles et codes de fonctionnement du monde moderne. Il ne sait même pas que sa petite cimenterie de N'zila ne représente même le chiffre d'affaire d'une journée d'une entreprise comme Total. Il ne sait même pas que le Géant français de la cimenterie LAFARGE dispose de plus d'une cinquantaine d'usine dans le monde et que le Nigérian Aliko DANGOTE (le noir le plus riche du monde) dispose à lui seul de plus d'une douzaine d'usine de ciment en Afrique et que des nouvelles usines viennent d'être lancées au Sénégal, au Cameroun, en Ethiopie, au Zimbabwe, etc... Le petit peuple accablé par les problèmes existentiels de la vie a confié son destin entre les mains de ses vendeurs d'illusions qui en abusent et le mène tout droit à la tombe.

NADE Berty 11/12/2015 13:30

Monsieur giscard ,prenez s'il vous plaît le temps de bien lire...
J'ai parlé de Responsabilité Partagée et non exclusif de la France...Merci..;

Giscard 11/12/2015 12:51

Monsieur Nade Berty, je trouve vos arguments assez simplistes de tout mettre sur le dos de la France. Il en va de soit qu'il y a des mains invisibles derrières le mal être de notre patrie. Ne sommes-nous pas aussi responsable de la situation ? Notre soif du pouvoir nous aveugle, notre nonchalance nous ralentit au vu du développement, notre incompétence nous limite. Les premiers responsables de cette déroute du pays ne sommes que nous mêmes. Allons-nous continuer à fuir nos responsabilités ?

Nestor ADOUM ISSA 11/12/2015 12:26

Notre Dame de Bangui qu'il ne faut pas confondre avec la cathédrale soeur de Notre Dame d'Afrique du quatrième arrondissement savait plus que jamais pourquoi elle était là. Ce déni de transition sur tous les bords était perceptible. Inutile de saouler vos lecteurs nantis de détails. D 'entrée de jeu et de tout temps elle versait beaucoup d'argent respectivement aux aux deux franges de la communauté en présence, à chaque coup de fusil en l'air ; la grogne du célèbre président du CNT n'en était épargnée, puis le pire qui n'en finit pas, les big boss de généraux en question. Le tribut , ce sont les fonctionnaires de l'Etat qui payent avec leur famille. Nos voisins volent parfois à sa rescousse digne de rafistolage

Nestor ADOUM ISSA

NADE Berty 11/12/2015 12:24

Mon cher Freeman , je partage votre lecture de la situation socio politique de notre pays car je suis de ceux qui ont toujours pensé que la responsabilité de nos malheurs est partagé par l'ancienne puissance colonisatrice qui au fond ne souhaite pas le décollage économique de notre pays et certains centrafricains non patriotes;
Ce décollage est synonyme de mise à l'écart de la France.
Or la France nous tient en laisse comme un petit chien à cause des richesses de notre sous-sol dont dont elle a énormément besoin. Cette mainmise sur notre pays se fait par l'entremise des valets locaux de la France qui sont dans des confréries avec leurs maîtres qui nous les imposent.
Nous sommes par voie de conséquence contrôlés par les relais locaux qui occupent des postes de décision...
Si vous analysez bien les choses, la majorité de nos compatriotes qui aspirent à la fonction suprême sont membres des loges.Ils sont "pistonnés " ou pilotés à distance par qui l'on sait.
Je suis d'autant plus d'accord avec vous que je puis dire que l’avènement des séléka aux affaires de l'Etat avec les conséquences que nous continuons de déplorer ne s'est pas fait sans la bénédiction de la France pour empêcher Bozizé d'octroyer le pétrole aux chinois.( Je précise que je ne suis un grand admirateur de ce Général)
La construction d'une cimenterie par ce dernier avec l'appui de l'Inde à suscité l'ire de la France..on comprend par la suite...
Et pourtant tout le monde s'accorde à reconnaître que le développement de nos pays ne pourra passer que par les pays du BRICS à savoir le Brésil ,la Chine, l'Inde, l'Afrique du sud et la Russie.
Il vous souviendra aussi que ce même Bozizé avait fait venir en son temps les Sudaf pour l'exploitation de l'or et du diamant...
La France est bien en force sur le terrain centrafricain et aura le dernier mot par rapport à ces élections futures qui seront tout sauf démocratiques. C'est elle qui tire les ficelles dans l'ombre surtout en assurant la logistique. Suivez mon regard
Le futur locataire du palais de la renaissance sera beaucoup plus le choix de la France quand bien même on nous fera croire qu'il aura été choisi par les Centrafricains
Si le prochain président n'est pas le choix de la France, il est à redouter qu'elle activera les différentes rebellions qui disposent encore de leurs arsenaux de guerre pour déstabiliser ou carrément partitioner la RCA de Boganda .