APRES LA VISITE DU PAPE FRANCOIS A BANGUI. QUE VA-T-IL SE PASSER EN CENTRAFRIQUE ?

Publié le par TAKA PARLER

APRES LA VISITE DU PAPE FRANCOIS A BANGUI. QUE VA-T-IL SE PASSER EN CENTRAFRIQUE ?

A quelques jours de la venue du souverain pontife dans la capitale centrafricaine, les autorités nationales de la transition ont sollicité et obtenu la prorogation de la transition jusqu’au mois de mars prochain afin de donner les coudées franches à l’autorité nationale des élections (ANE) pour mieux organiser un scrutin crédible aux résultats acceptés par le peuple centrafricain et la communauté internationale qui nous accompagne dans cette période très sensible de la crise.

Les chefs d’état et de gouvernement de la CEEAC ont compris les enjeux pour pouvoir marquer leur accord à la demande formulée par les autorités centrafricaines soucieuses de quitter le pouvoir en beauté pour ne pas ouvrir la brèche aux nouveaux troubles qui surviendraient d’une élection mal organisée et la cause est entendue avant la venue du pape François qui a séjourné pendant deux jours à Bangui contrairement à son prédécesseur jean Paul II qui n’avait passé que quelques jours sur le territoire centrafricain dans les années quatre-vingt-cinq. De toutes les manières c’est suffisant pour rafistoler les cœurs déchirés des centrafricains toujours en proie aux conflits fratricides récurrents.

Aussi, il est suffisant pour que les belligérants sur leurs dents de baisser les armes pour fumer le calumet de la paix sinon le pays deviendra un champ de ruine. Ruine, il l’est déjà depuis le déclenchement de cette vilaine crise dévastatrice occasionnée par la coalition séléka où l’autorité de l’état et l’armée nationale ont disparu pour faire place aux forces internationales mises en place par les nations-unies. Cette situation largement pour que les centrafricains prennent conscience collectivement de ce qui leur arrive comme malheur au plus fort de leur histoire.

Enfin suffisant pour que la visite du pape François leur apporte un message de paix et d’espoir afin de penser à l’essentiel de leur vie c’est-à-dire revenir à des meilleurs sentiments pendant que les autres pays de la sous-région oublient les violences et la guerre ces vocables semblent les irriter mais sont invraisemblement incrustés dans les esprits des politiciens et de la force du mal qu’il convient de conjurer.

La venue du pape est apparue comme le salut pour les compatriotes qui doivent se réconcilier avec eux-mêmes après la bourrasque qui a failli emporter la RCA n’eut été le précieux concours de la communauté internationale. En tout cas, le pays a frôlé le génocide sinon une guerre civile à cause du comportement belliqueux de certains hommes politiques irresponsables qui cultivent la haine et la partition de la Centrafrique.

Pogrom et paix

Pour ce faire, ils transposent leurs conflits politiques sur le terrain de la religion en opposant les deux communautés musulmane et chrétienne pour les diviser, elles qui vivaient depuis les temps immémoriaux en parfaite harmonie. Les conséquences de ces manœuvres sont énormes pour des nombreuses familles qui ont perdu leurs proches et personne ne pense à l’indemnisation de ces victimes de la crise aveugle.

Pendant sa visite, le souverain pontife a insisté sur la nécessité de vivre ensemble c’est pour cela qu’il s’est rendu dans toutes les communautés protestante, catholique et musulmane sur les sites de fortune de la mosquée centrale de Bangui, de l’église saint sauveur et à la FATEB, le message est invariable. Il l’a réitéré pendant les messes célébrées à la cathédrale immaculée conception et au stade vingt mille places de Bangui avant son retour à Vatican.

En définitive, les dirigeants doivent s’inspirer de ces messages pour recadrer leur politique afin d’offrir les meilleurs conditions de vie à leurs concitoyens. Lors de cette visite, les musulmans de la capitale sont sortis de leur cachette pour se rendre dans les quartiers qu’ils jugent hostiles à leur encontre, déambuler, faire les emplettes et repartir en toute quiétude chez eux.

De ce point de vue, il faudrait laisser les musulmans en libre circulation et la cheffe d’état de la transition doit en être garante sinon ce sera de la catastrophe. D’ailleurs le souverain pontife devrait l’instruire principalement à ce sujet. S’il ne le fait pas, elle aurait certainement des intentions malveillantes pour que le pogrom se réalise en Centrafrique sachant pertinemment que le pogrom et la paix ne peuvent cohabiter.

Ghislain Focky/ l’EPERVIER

Publié dans POLITIQUE

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Anicet le Patriote 06/12/2015 22:51

BOZIZE , KOLINBA, PATASSE vous êtes tous des criminels , vous et vos descendants. Le peuple ne se laissera plus faire.Voilà la vérité

IBRAHIM 07/12/2015 15:23

Anicet le pariote Dou ti pourou ti mo na a famille ti mo koué