LETTRE DU CENTRAFRICAIN AU PAPE FRANÇOIS SUCCESSEUR DE SAINT PIERRE

Publié le par TAKA PARLER

Guy José KOSSA
Guy José KOSSA




Vénérable Saint Père,

Voici une année déjà, que votre sainteté, a bien voulu porter son choix sur la République centrafricaine, pour être parmi les 52 nations d’Afrique, l’une des trois qui vous accueilleront très prochainement.

Merci d’accorder aux Centrafricains, les honneurs et privilèges de cette première visite de votre pontificat sur le continent africain. Vos sollicitudes nous touchent énormément. En effet, rien ne prédisposait la RCA mon pays, cette République tropicale, pauvre parmi les plus pauvres de la planète, à oser prétendre vous accueillir sur sa terre si démunie. Sauf, paradoxalement, ses multiples faiblesses et ses nombreuses « pauvretés » qui ont pour nom: misère du peuple et mauvaise gouvernance de ses dirigeants ; haine et division entre les populations ; violences, meurtres et assassinats ; viols, vols et pillages au quotidien ; famine et maladies ; impunité totale et insécurité permanente généralisée.

C’est donc cette situation qui, il y’a une année, loin de vous inspirer la peur et la crainte pour votre sécurité personnelle, motiva bien au contraire et très profondément, le « pape des pauvres, des démunis, des oubliés et des sans-voix » que vous êtes, et l’amena à jeter son dévolu sur la RCA. Malheureusement, les conditions générales de vie du Centrafricain n’ont pas du tout changé.

Aussi, les mêmes motifs ou raisons qui hier, avaient déterminé le choix de la « même » RCA, comme l’une des étapes de votre « même » voyage pontifical, ces mêmes motifs et raisons dis-je, parce qu’ils n’ont pas changé, justifient encore plus aujourd’hui, votre venue à Bangui. Plus que jamais, ils rendent nécessaire, la visite du Vénérable Saint Père, aux veufs, orphelins et étrangers de Centrafrique. Les assoiffés, affamés, malades et prisonniers centrafricains, espèrent votre présence à leurs côtés. Notre Dame de Bangui vous attend. Vos frères et sœurs de la mosquée centrale seront fiers d’entendre votre voix et de prier avec vous, ainsi que vous le fîtes ailleurs. Pour vous accueillir, vos enfants du grand camp des réfugiés internes, ont préparé leur plus beau « sourire du pauvre » et sont prêts à vous prouver leur « politesse du désespoir ».

Je voudrais du fond de mon cœur, au nom du peuple centrafricain debout, dire simplement merci au Pape François pour sa ferme détermination à venir chez nous. En retour, nous saurons lui offrir la « pauvre » calebasse d’eau claire et potable de notre canaris déjà bien rempli, et posé à même un tas de sable dans un coin de notre grande case. Après la gorgée d’eau rafraîchissante, il conviendra très certainement, que notre vénérable hôte veuille engager la discussion et échanger avec nous, et nous avec lui. Nous dînerons ensemble, lui avec nous et nous avec lui. Nous ferons connaissance, et ainsi, il pourra mieux nous apprécier et nous aimer. Nous lui dresserons la natte toujours prête, pour assurer à l’étranger de passage le repos de la nuit, et lui permettre de reprendre force et courage. Le lendemain venu, « notre » Pape, pourra très paisiblement poursuivre sa route, ramenant avec lui, chez lui loin là-bas, des souvenirs de chez nous. Alors seulement il dira, il pourra affirmer et confirmer urbi et orbi : « veni, vedi ».

Votre Sainteté,

Nous n’ignorons pas que pour vous amener à annuler votre séjour en Centrafrique, depuis longtemps, notre « adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera ».
Mais n’est ce point vous qui nous apprenez chaque jour que « Notre secours est le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre » ?
« C'est lui qui te délivre du filet de l'oiseleur et de la peste funeste.
Il te couvrira de ses ailes, et sous ses plumes tu trouveras un refuge. Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse.
Tu n'auras à craindre ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole pendant le jour,
ni la peste qui marche dans les ténèbres, ni la contagion qui ravage en plein midi.
Que mille tombent à ton côté, et dix mille à ta droite, tu ne seras pas atteint.
De tes yeux seulement tu regarderas, et tu verras la rétribution des méchants.
Car tu as dit: " Tu es mon refuge, Yahweh! " tu as fait du Très-Haut ton asile.
Le malheur ne viendra pas jusqu'à toi, aucun fléau n'approchera de ta tente.
Car il ordonnera à ses anges de te garder dans toutes tes voies.
Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte contre la pierre.
Tu marcheras sur le lion et sur l'aspic, tu fouleras le lionceau et le dragon…
Le Seigneur te gardera de tout mal,
il gardera ta vie.
Le Seigneur te gardera, au départ et au retour,
maintenant, à jamais »

Merci à François, notre Pape qui nous comble de sa présence.

Fait à Paris, le 22 novembre 2015

Guy Jo
sé KOSSA

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zingo 24/11/2015 08:03

QUE dieu soit loué

Yerushallem Veni 23/11/2015 11:21

AMEN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!