LE PLAN DE SÉCURISATION DES ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE DÉVOILÉ PAR LA MINUSCA

Publié le par TAKA PARLER

LE PLAN DE SÉCURISATION DES ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE DÉVOILÉ PAR LA MINUSCA

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a dévoilé son plan de sécurisation des élections à venir en Centrafrique. Au cours d'une conférence tenue hier à Bangui par le général Jacques de Lapasse, chef d'Etat-Major de la Force de la Minusca il déclarait: « Il s’agit de créer les conditions nécessaires à la conduite d’élections crédibles, légitimes et transparentes »

Il a annoncé par ailleurs que la MINUSCA se tenait prête d'apporter son soutien aux autorités de Centrafrique et aussi aux forces de défense et de sécurités intérieures pour pouvoir sécuriser les prochaines échéances Électorales. Ce qui laisse une question que le Centrafricain lamba se posera, il s'agit de quelle force de défense ? Ce plan de sécurisation sonne comme un enfumage.

Les chiffres cependant ne tiennent pas la route

- 1800 gendarmes Centrafricains déployés sur l'étendue du territoire dont 600 à Bangui.

- 28 communes , en plus de Bangui, seront également protégées par la police. Vous voulez rire ?

- La MINUSCA quant au nombre de ses éléments qui sera déployé est restée vague, le général évoque:

- En plus des milliers d’hommes et de femmes déjà mobilisés par la MINUSCA, on ne peut donc pas connaitre les vrais chiffres . Les Elections et la sécurité de nos concitoyens sont une affaire sérieuse , on estime que ce plan de sécurisation devrait être mis en évidence avec des chiffres pour que les Centrafricains qui iront voter soient convaincus de leur sécurité

Les Forces armées centrafricaines seront, quant à elles, chargées de la surveillance d’une vingtaine de bâtiments et d’institutions de la République dans la capitale. Quelle forces Armées Centrafricaines ? Avec quels moyens ?

""La MINUSCA est représentée, dans l’arrière-pays, aux échelons nationaux et préfectoraux des centres conjoints de coordinations des opérations électorales et dans certains échelons sous préfectoraux, notamment dans les zones sensibles""

A ce propos , le Général Jacques de Lapasse a déclaré que « tous les sites identifiés comme points sensibles seront couverts par la présence statique de la force ». la quelle ? Minusca ? Il est une fois de plus resté très superficiel et vague.

Ainsi tous les bureaux de vote seront sécurisés par une garde statique ou par des patrouilles en collaboration avec les forces de sécurités intérieures: La police et la Gendarmerie

Chaque bataillon de la force se voit attribuer une zone de responsabilité englobant les bureaux de votes dans son territoire de déploiement.

Un système de diffusion d’alertes et des comptes rendus est mis en place.

Tous les moyens sont utilisés : radio, téléphone fixe et mobile, permettant de relier un bureau de vote à un élément de sécurité capable d’agir.

Il a précisé aussi qu' «A tous les niveaux de déploiement de la Force, la MINUSCA dispose d’un élément d’intervention pour faire face à toute éventualité. Chaque bataillon possède son propre élément de réserve et chaque secteur dispose d’une unité pouvant être héliporté dans toute sa zone de responsabilité. Un bataillon de réserve peut être déployé partout en Centrafrique depuis Bangui » Dans ses propos liminaires on peut constater que la sécurisation des candidats est une affaire des autorités nationales , à ce propos le général a déclaré ce qui suit: «La sécurisation de la campagne électorale ainsi que la protection rapprochée des candidats restent à la charge des autorités nationales afin de respecter le principe de la neutralité des Nations Unies »

Dieu seul sait, la haine que certaines autorités de Transition ont vis à vis de certains candidats à la présidentielle, il suffit donc de les menacer pour qu'ils se sentent en danger et prennent la fuite pour favoriser tel ou tel candidat de leur choix. Restons vigilants, ce plan de sécurisation présente certaines insuffisances au regard des éléments qui seront déployés. Un candidat se verra obliger d'assurer sa propre sécurité. Par exemple ceux qui ont les moyens payeront des milices pour les protéger puisque celles ci ne sont pas encore désarmées, elle feront usage de leur arme si cela est nécessaire.

Ces échéances Électorales en Centrafrique auront du plan dans l'aile. En attendant d’espérer à nos concitoyens un avenir meilleur, je vous invite chers(es) compatriotes de bien vouloir suivre mon regard, vous constaterez que je suis froid. Affaire à suivre

TAKA PARLER

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