CENTRAFRIQUE: 8 EME ARRONDISSEMENT OU TEXAS: UN SPECTACULAIRE BRAQUAGE EN PLEIN JOUR AU QUARTIER COMBATTANT.

Publié le par TAKA PARLER

CENTRAFRIQUE: 8 EME ARRONDISSEMENT OU TEXAS: UN SPECTACULAIRE BRAQUAGE EN PLEIN JOUR AU QUARTIER COMBATTANT.

Cela s’est passé le mercredi dernier aux environs de sept heures à l’heure du petit matin avant que les travailleurs se rendent à leurs lieux respectifs pour la peine journalière. Assis devant ma seule et unique case en paille au quartier combattant, en attendant le cireur ambulant qui s’activait autour de ma paire de chaussure rafistolée plusieurs fois, un gros véhicule de marque Benz bien chargé de marchandises passait en toute vitesse au niveau de mon domicile. Curieusement, ils ont marqué un arrêt et commençaient le contenu du véhicule dans lequel se trouvaient quatre bandits armés assimilés selon les dires des autres aux anti-balaka.

Ils vident le contenu du véhicule et les marchandises jonchaient sur la rue de l’autre côté du canal qui partait vers le quartier yangato. Les occupants du véhicule demandaient à la population riveraine de se servir. L’un d’eux qui semblait me connaitre m’invite à la fête et j’ai poliment décliné l’offre parce qu’on est en Afrique et personne ne saura ce qui adviendra.

Les autres se sont servis avec les morceaux de savon et de bidons d’huile que transportait le véhicule et disparaissent dans la nature. De mémoire de journaliste, je n’ai jamais assisté à un tel spectacle ahurissant.

Soldats en voyage de santé

Voilà comment s’est passé l’affaire. A l’heure indiquée ci-haut, le véhicule s’apprêtait à livrer l’un de ses clients commerçants qui a passé la commande des marchandes. Arrivant au niveau de l’ancien marchand combattant qui abrite la mairie du huitième arrondissement, ils sont interceptés par un groupe d’hommes armés assimilés aux anti-balaka qui demandent au conducteur de leur remettre la clé de l’engin et font déguerpir l’équipage y compris l’apprenti. Devant eux, quatre hommes bien armés embarquent et s’ébranlent vers une destination inconnue en dépit de l’arrêt instantané marqué au niveau de mon domicile.

Dans ce même quartier combattant qualifié de zone rouge, il est signalé la semaine dernière le rapt de deux soldats burundais des forces internationales qui patrouillaient dans la zone.

Ce qui place le secteur dans le cadre d’une insécurité grandissante, en tout cas il est inadmissible de vivre dans ces conditions. Comment peut-on expliquer que les casques bleus hyper armés ou des policiers nationaux sans armes soient désarmés par des milices aux moyens rudimentaires.

C’est dit-on la conséquence de leur passivité vis-à-vis de la question critique que traverse le pays. La situation a courroucé, la cheffe d’état de la transition, Catherine samba panza si bien qu’elle était contrainte de passer à la vitesse supérieure pour exiger le réarmement des forces armées centrafricaines, et son action est appuyée par les conseils nationaux de transition qui ont organisé une marche de soutien avec à la clé la remise d’un mémorandum au représentant spécial du secrétaire général des nations-unies à Bangui.

Si les forces internationales ne veulent pas assurer la sécurité de la population dont ils sont investis, il est tout à fait légitime que les centrafricains agissent parce qu’ils estiment que cette présence n’est qu’un voyage de santé pour ces soldats étrangers en terre centrafricaine soit pour préparer leur retraite dorée.

Rhodes cassandra/ L'EPERVIER

Publié dans Sécurité

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