Appel à tous les candidats déclarés, par le Professeur Marcel Diki Kidiri

Publié le par TAKA PARLER

Marcel DIKI-KIDIRI
Marcel DIKI-KIDIRI

Dans un article intitulé « Pour une fin apaisée de la transition » publié le 4 août 2015, je tirais déjà la sonnette d’alarme sur une série de faits dangereux et de rumeurs persistantes qui sont de nature à perturber gravement le processus électoral, la fragile paix sociale et la fin de la transition. J’évoquais le rapt du maire et du sous-préfet de Baboua et la grogne contre le silence incompréhensible des Autorités de la Transition. Depuis, d’autres événements tragiques sont venus compléter cette funeste liste, à savoir, la recrudescence des tueries à Bambari, l’écartement de la Ouaka du processus électoral rattrapé in extremis suite à nos protestations, et depuis ces derniers jours, l’éclatement de la violence à Bangui où plusieurs de nos compatriotes ont perdu la vie ! Il y a lieu de craindre que ne suivent d’autres faits violents de plus en plus grave.

J’adresse ici mes condoléances à toutes les familles endeuillées et les assure de ma tristesse et de ma solidarité avec elles.

En tant que candidat aux élections présidentielles, j’ai inscrit dans mon engagement la protection de la population et la protection de l’intégrité de notre territoire national. C’est un engagement inaliénable pour moi, et c’est pourquoi je condamne avec fermeté cette recrudescence de violence où nos compatriotes vont encore périr ! Je condamne avec la dernière énergie toutes ces manœuvres et manipulations politiciennes cyniques qui visent à déstabiliser le processus électoral et la fin apaisée de la transition.

Je ne peux pas imaginer qu’il puisse y avoir un seul des candidats aux élections présidentielles à venir qui approuve ces violences. Comment pourrait-il le faire et se présenter ensuite devant la population endeuillée pour demander leur suffrage ? C’est pourquoi, je lance un appel solennel à tous les candidats aux prochaines élections législatives et présidentielles de manifester leur désapprobation de ces violences. Ensemble, protestons et condamnons publiquement cette gangrène et cette folie qui tuent notre pays et notre Peuple. Nous ne pouvons pas oublier que les Centrafricains dans leur écrasante majorité ne veulent pas de la guerre et ne demandent qu’à vivre en paix chez eux.

Vive le Peuple centrafricain conscient et responsable !

Marcel DIKI-KIDIRI

Candidat aux élections présidentielles 2015 en Centrafrique.

« Tous ensembles, protégeons le Peuple, protégeons notre pays, le Centrafrique, contre tous les dangers, donnons-nous une chance de vivre en paix pour aller de l’avant et rebâtir notre Nation». MDK.

Publié dans Communique

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Jacques AYANDHO 30/09/2015 16:17

Citoyen centrafricain et patriote, en vous regardant tous bien droit dans les yeux, non pas pour vous défier mais pour vous convaincre, je vous demande avec coeur et raison que tous, d'une seule voix, vous décliniez l'organisation des élections présidentielle et législatives. Puisque tous, par vos émotions, vos condamnations et vos compassions, vous avez pleinement connaissance et conscience de l'insécurité non encore maitrisée, toujours plus cruelles et meurtrières, et donc des nouvelles blessures et autres récents deuils. Si c'est une course au Pouvoir, alors, je n'y pourrai absolument rien. Si ce sont des élections auxquelles vous vous destinez, dans ce cas, conscience, sincérité et responsabilité vous commandent de surseoir à la programmation actuelle. Vous savez comme moi que le pays est tragiquement défait et qu'il faut, non pas nous donner de nouvelles institutions dans la précipitation, mais patiemment, avec Amour et Passion. Il nous faut le reconstruire pierre par pierre, pièce par pièce, étage par étage, jusqu'au plus haut de ce que nous voulons désormais l'élever. C'est en cela que la période de la Transition est vitale, capitale. Le plan de reconstruction de notre cher et beau pays doit être de notre inspiration profonde, forts de nos imperfections passées à corriger. Le temps de la reconstruction devra nous appartenir, parce que les obstacles et autres impondérables ne manqueront pas de nous contrarier. Une fois le nouvel édifice dressé, cette fois-ci repensé et conçu pour résister à toutes les convoitises, aux intempéries et autres turbulences, vous pourrez aller sereinement à la rencontre des centrafricaines, des centrafricains, et solliciter leur suffrage. Ils auront largement eu le temps nécessaire de poser leur coeur ainsi que leur esprit, rétablis dans un indispensable vivre-ensemble réconcilié et indéfectible. Mais, entendez que tout ici-bas n'est qu'une question de convictions et de sincérité, en somme une question de bonne ou de mauvaise foi.